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Après une année très difficile, les agents immobiliers lillois ont à nouveau le sourire. Conjonction de meilleurs indicateurs économiques, de baisse des taux d’intérêt et d’optimisme revenu, le marché « se réveille », disent-ils. « Depuis avril, les nouvelles plus rassurantes ont redonné aux gens l’envie d’investir ».
Pour autant, pas de mouvement notable sur les prix.
Les petits appartements de centre-ville continuent de se vendre comme des petits pains-forte population étudiante oblige. « Pour les studios ou les 2-pièces, les trois quarts de nos clients sont des investisseurs qui mettent en location à des étudiants. Ces biens se vendent en moyenne entre 2 600 et 3 400 E/m2, car c’est toujours dans l’hypercentre, le quartier Vauban, la rue Colbert, la rue des Stations et aux alentours de la Catho que les étudiants veulent habiter », . La preuve : un studio de 25 m2 à Lomme, juste de l’autre côté de la Deûle, pour 75 000 E, mais aussi un joli 23 m2 square Foch, refait à neuf et doté d’un parking, pour 115 000 E...
Pour les grandes surfaces, la sérénité n’est pas aussi évidente. Les familles, soucieuses de protéger leur pouvoir d’achat, y regardent à deux fois avant d’acheter un appartement dont les charges sont élevées. « Dans les immeubles des années 50 à 80, dont les charges sont souvent collectives, qui ont aussi un gardien, les prix des 100 m2 et plus ont baissé. Parfois jusqu’à 20 % par rapport à l’an dernier ». L'exemple d’un magnifique 5-pièces de 130 m2 rue Nationale qui ne parvient pas, à 500 000 E, à trouver preneur. « Certains propriétaires n’ont pas compris qu’on ne pouvait plus espérer faire 50 000 E de plus-value en trois ans...». Un changement de rapport de forces qui donne un coup de frein aux prix des beaux appartements et des grandes maisons des quartiers huppés. Mais qui offre la perspective de quelques bonnes affaires.
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